20 septembre 2018

Alerte précoce : Pilules d’Ecstasy (XTC) fortement concentrées en MDMA et comprimés contenant du 2C-B et du 25I-NBOMe

Dans le cadre du système d’Alerte Précoce (Early Warning System – EWS), l’Institut Scientifique de Santé Publique (Sciensano) nous a informés de l’identification de deux comprimés contenant du 2C-B, de neuf comprimés d’ecstasy fortement dosés en MDMA et d’un comprimé vendu comme du LSD mais contenant du 25I-NBOMe. Six de ces comprimés ont été identifiés dans le cadre du service de testing de l’asbl Modus Vivendi, proposé à Bruxelles au lieu d’accueil Modus Fiesta.

Vu la concentration élevée en MDMA de ces comprimés, il existe un risque de complications graves (hyperthermie, déshydratation, convulsions, coma) voire de décès par overdose.

Le 2-CB est un hallucinogène. Le risque lié à la consommation inattendue d’un produit hallucinogène augmente fortement le risque de bad trip.

Le 25I-NBOMe est un hallucinogène. Bien que les effets psychoactifs provoqués par les NBOMe soient assez similaires à ceux du LSD, leur toxicité est plus importante en raison du faible écart qui sépare la dose récréative de la dose toxique. Il y a donc un risque d’intoxications graves voire de décès.

Il ne s’agit probablement pas des seules pilules fortement dosées qui circulent actuellement, car les logos et couleurs changent constamment, soyez donc particulièrement attentifs aux conseils de Réduction des Risques qui suivent :

  1. Si vous achetez des produits illégaux, ne le faites ni en rue ni en discothèque. Si malgré tout vous le faites, informez-vous auprès d’autres usagers sur les effets du produit et la fiabilité du revendeur.
  2. Si vous décidez de consommer une pilule, commencez par une petite quantité (¼ pilule) et attendez +/- une heure pour connaître l’effet. Si après une heure, vous ne sentez toujours pas les effets attendus, faites preuve de la plus grande prudence avant d’en reprendre surtout si vous avez consommé d’autre(s) produit(s) psychotrope(s).
  3. Evitez les mélanges, y compris avec l’alcool et évitez surtout de consommer simultanément des stimulants (ex : caféine, energy drinks, MDMA, cocaïne, speed, etc.). Consommer davantage de stimulants risquerait de provoquer un coup de chaleur, une hyperthermie, voire un coma.
  4. Pour éviter le « coup de chaleur », pensez à boire régulièrement de l’eau et à vous ménager des pauses.
  5. Entourez-vous de personnes de confiance, ne vous isolez pas. Lorsque vous sortez avec un groupe d’amis, veillez les uns sur les autres.
  6. A Bruxelles, vous pouvez faire tester vos produits (anonymement et gratuitement) à Modus Fiesta (rue Van Artevelde 130, à 1000 Bruxelles) tous les vendredis de 18h à 21h.

 Plus d’info: Infor-Drogues ou 02/227.52.52 

En cas de malaise: Contactez immédiatement les urgences : 112

Décrivez l’état de la personne comme suit : est-elle consciente ou non ? Respire-t-elle ou non ? Son cœur bat-il ou non ? Ne laissez pas la personne seule. Invitez-la à se reposer dans un endroit calme.

Pour plus d’informations concernant cette alerte, consultez l’alerte plus détaillée d’Eurotox.

10 septembre 2018

Réseau Festif Bruxellois, une coordination des actions de promotion de la santé en milieux festifs

Dans le cadre du nouveau Plan de promotion de la santé de la Cocof, le groupe de travail initialement mené par Modus Vivendi s’est constitué en réseau d’acteurs de promotion de la santé en milieux festifs à Bruxelles. Un nouveau réseau à développer et animer.

A la base de ce réseau, il y a un « groupe de travail festif » composé des projets d’intervention en milieux festifs de la Plate-Forme Prévention Sida, la Fédération Laïque de Centres de Planning Familial (le projet Sex&Co) et Modus Vivendi (particulièrement les projets « Equipe Mobile » et « Drogues Risquer Moins »). Initialement ce groupe de travail s’est constitué pour répondre à la nécessité de se coordonner entre acteurs du « festif » afin d’améliorer la cohérence et l’efficacité de leurs interventions. Assez rapidement d’autres enjeux sont venus s’inviter à la table des discussions, tels que le besoin de faire un état des lieux de l’offre déjà existante en matière d’intervention en milieux festifs et les éventuelles demandes ou besoins non couverts, organiser des moments de concertation (échanges de pratiques, formations, appuis méthodologique, création d’outils, etc.), travailler sur une identité commune tout en respectant les spécificités de chacun, mutualiser les ressources matérielles, humaines et méthodologiques…

Lire la suite de l’article de Marie François, coordinatrice du réseau, sur le site d’Education Santé