FAQ

Au fil de nos contacts réguliers avec les organisateurs festifs, les fêtards et la presse, des questions récurrentes nous sont posées. Voici ci-dessous quelques éléments de réponses !

Vous apposez un label de qualité. Mais qui dit qualité dit contrôles, non ?

Nous veillons à ce que les établissements labellisés soient contrôlés au moins deux fois par an. Il s’agit de vérifier l’effectivité des services Quality Nights mais aussi leur visibilité. En effet, si le service existe mais que personne ne le sait, il ne risque pas d’être sollicité ! Les responsables du projet effectuent certains contrôles mais le feedback du public constitue également un bon moyen de vérification.

Le résultat des évaluations est communiqué au responsable du lieu festif et, en cas de manquement, des pistes d’améliorations et des solutions concrètes sont proposées conjointement. En cas de problèmes récurrents, une délabellisation peut être envisagée.

Les alertes en cas de produits psychotropes à haut risque, n’est-ce pas de l’incitation à la consommation ?

Ces alertes reprennent des informations émises par l’Institut de Santé Publique (ISP) pour tenter de prévenir des décès ou des séquelles graves. Elles s’adressent explicitement aux usagers de drogues et proposent une information objective sur un produit particulièrement dangereux. Elles soulignent les risques en matière de santé et proposent des conseils concrets pour les diminuer. Pour reprendre le slogan d’un partenaire français : Informer ne nuit pas à la santé.

Comptez-vous labelliser à terme tous les établissements festifs ?

Quality Nights est un projet enthousiasmant qui répond à la demande de plus en plus de lieux festifs qui veulent prendre soin de leur public. Nous aurions besoin de moyens trop important s’il fallait former, accompagner, fournir le matériel et contrôler toutes les organisations festives ! C’est pourquoi nous travaillons en priorité avec les lieux les plus motivés. Mais l’impact de Quality Nights ne se mesure pas uniquement au nombre de lieux labellisés. La dynamique de concertation et de responsabilisation des acteurs du milieu festif à laquelle nous participons à notre manière est en soi porteuse de changements. Les lieux et événements labellisés sont les ambassadeurs d’une culture festive diversifiée et responsable. A son échelle, Quality Nights a l’ambition de participer à l’amélioration des conditions d’accueil des fêtards mais aussi à une réflexion plus globale sur une véritable politique de la nuit.

Votre souhait ne serait-il pas que vos services obligatoires deviennent des obligations légales ?

L’approche légale peut être complémentaire à l’approche participative et les lois permettent souvent de contraindre rapidement à de nouvelles normes mais Quality Nights travaille sur la responsabilisation et la compréhension plutôt qu’un plaidoyer pour de nouvelles obligations. Nous privilégions la participation et l’empowerment afin que les services liés à la santé soient développés de manière volontaire.

Par exemple, la loi limite les niveaux sonores des lieux festifs à 90 dB. Ce n’est pas pour autant que cette réglementation est respectée, contrôlée et comprise par tous. En sensibilisant le personnel sur les risques auditifs auquel leur public et eux-mêmes sont exposés, ils sont à même de choisir parmi une palette de solutions pragmatiques pour réduire les risques.

J’ai discuté avec un barman dans un lieu labellisé mais il n’a pas entendu parler de la formation du personnel ou il n'a pas pu me remettre un verre d'eau, un préservatif ou une paire de bouchons d'oreille. Qu'est-ce qui pourrait expliquer cette situation ?

Le monde de la nuit connaît un turn over important et il arrive qu’une personne soit remplacée en dernière minute pour diverses raisons. Il est donc possible que cette personne n’ait pas été formée ou n’ait pas pu être briefée par le chef de bar ou le responsable de l’établissement. Nous essayons de reformer les équipes des lieux labellisés au moins tous les 2 ans et nous développons actuellement une sensibilisation en ligne afin de briefer rapidement les nouveaux venus.

Je trouve que le matériel de prévention mis à disposition du public (bouchons d’oreille, préservatifs, éthylotests) n’était pas de bonne qualité.

Notre travail vise la responsabilisation du public et des organisateurs festifs. Le matériel diffusé sert à interpeller et sensibiliser mais pas à se subsituer à la responsabilité de chacun. Qu’il s’agisse de préservatifs ou de bouchons d’oreille, rien ne remplace le choix individuel d’outils de prévention adaptés aux besoins et aux goûts de l’utilisateur. Pour offrir des outils de prévention malgré tout performant, Quality Nights développent des partenariats avec la Mutualité Chrétienne, Solidaris et la Mutualité Socialiste du Brabant qui offrent du matériel de qualité pour diffusion gratuite dans les lieux Quality Nights.

Est-il facile / rapide d’obtenir le label Quality Nights ?

Une labellisation est relativement facile. Cela ne coûte pas très cher mais cela demande de l’engagement et un peu de temps de la part du gérant et de l’équipe du lieu/événement festif. Des responsables de projet travaillant dans des associations de promotion de la santé vous aident à la mise en place des services. D’expérience, la formation du personnel est le service obligatoire le plus difficile à mettre en place parce qu’il n’est pas toujours évident de rassembler le personnel des lieux festifs en dehors des heures de travail.

Trouvez-vous que les clubs, soirées et salles de concert sont les meilleurs endroits pour donner des conseils de prévention ?

L’idée du label Quality Nights, c’est surtout que les fêtards puissent solliciter des services s’ils en ont besoin. Pas de venir leur servir des discours moralisateurs pendant la fête. Pour sensibiliser le public aux diverses thématiques couvertes par le label, nous organisons occasionnellement des actions au sein des lieux festifs mais surtout, nous privilégions les réseaux sociaux. Si vous désirez des infos pertinentes sur les risques festifs et les moyens de les réduire, suivez-nous sur Facebook.

Existe-t-il une procédure d’octroi du label ?

2 cas de figure se présentent à nous : une organisation festive nous contacte spontanément ou nous démarchons un lieu festif afin de lui proposer le label.

Dans tous les cas de figure, une labellisation met quelques semaines à se mettre en place. D’abord, nous discutons avec le responsable de l’événement afin d’apprendre à se connaître et évaluer ensemble la pertinence et la faisabilité des services Quality Nights. Sur cette base, le « comité de sélection » composé des partenaires associatifs du projet donne son accord sur la nouvelle labellisation. Ensuite, le responsable de projet Quality Nights travaille avec l’équipe pour organiser la sensibilisation du personnel, mettre en place les services et les rendre visibles. Ce n’est qu’au bout de ces quelques étapes que la labellisation pourra être officiellement obtenue et communiquée.

Existe-t-il une procédure de radiation du label ?

Oui. Depuis que Quality Nights existe, plusieurs lieux festifs sont sortis du label.  C’est le « comité de sélection » du projet qui décide d’une délabellisation

  • Soit l’organisation festive a cessé ses activités, le lieu a changé de propriétaire ou de mode de gestion, la nouvelle organisation ne permet plus la mise en place des services ;
  • Soit les services obligatoires ne sont pas tous mis en place et malgré les contrôles et les propositions de soutien pour remédier à cette situation, rien ne s’améliore ;
  • Soit l’équipe a changé et la reformation du personnel n’arrive pas à s’organiser ; le personnel du lieu n’est plus au courant des services et du projet.

Les anciens lieux labellisés restent souvent en contact avec le label et continuent à mettre en place certains services quand c’est possible.